"Déjà, depuis le début, je pars dans les premiers, très tôt. A 7 h 30, quand tu es le 5e à rentrer dans les zones et que ça ne tient même pas à pied, c'est chaud. En fait, personne n'a roulé dans les zones depuis l'an dernier, y'a de la mousse partout, tu ne vois pas de trace, c'est l'enfer. J'ai passé 3 jours à faire du terrassement, à bouger des blocs... Dans ces conditions, ma 89e place actuelle est déjà pas mal.
150 gars seront passés
A partir d'aujourd'hui, je pars dans les derniers, vers 11h30. Du coup, y'aura 150 gars qui seront passés avant moi, dont 120 qui auront pris la même trajectoire. Quand t'arrives, c'est pas compliqué, y'a plus q'une trace, ça adhère de folie, ça change tout.
Au niveau météo, c'est pas le Scottish mais plus les 5 jours du Verdon. On a 25°c, je suis en T-Shirt, les paysages sont à tomber, c'est le bonheur absolu. Ce matin, jeudi, on se tape 50 bornes de route pour rejoindre les zones. D'habitude c'est la punition, là, on va regarder partout et s'en mettre plein les yeux.
Tous les Anglais sont là
Question niveau, cette année c'est un truc de dingue. Tous les Anglais sont là, Lampkin, Dabbil, Wiggs... Tu les vois passer t'y crois pas, on dirait qu'ils ont des pédales auomatiques de VTT. Ils préfèrent se jeter sous la moto que de sortir un pied.
Aujourd'hui, je suis à 30 points du 50e, c'est jouable. Je te rappelle pour te raconter la suite."
Propos recueillis par Olivier de Vaulx.
Le site internet des Six Jours d'Ecosse (en anglais) : ssdt.org
